lundi 9 janvier 2017

L'homme : la seule espèce dont les mâles tuent les femelles

Françoise Héritier est anthropologue, professeure émérite au Collège de France. elle travaille notamment sur la parenté, les systèmes d'alliances et la question du genre. elle est l'auteure de Masculin/Féminin: dissoudre la hiérarchie.

Que dit-on de l’Homme ? On répond spontanément à cette question qu’il est à la fois un animal comme les autres et unique en son genre. Le seul à se tenir debout, capacité considérée par la philosophie comme le point d’ancrage de la conscience. Le seul à avoir développé des mains préhensiles, un grand cerveau, un gosier apte au langage.
Le seul capable de transmettre de l’information sous forme de représentations. Le seul capable d’imaginer et de prévoir (est-ce si sûr ?). Le seul capable de dominer la nature. Le seul doté du rire (mais les chimpanzés rient et se moquent). Le seul capable de ressentir l’injustice dès le plus jeune âge (mais on commence à en douter). Le seul capable de perversion, disent les psychanalystes. Le seul dont la néoténie (1) est un handicap mortel sur une longue durée…A ces caractéristiques et à d’autres que nous pouvons subsumer sous l’idée de conscience (de soi, des autres, du monde), j’en ajoute volontiers une nouvelle, qui me paraît à la fois irréductible et condensant en un point précis l’ensemble de ces différences: l’Homme est la seule espèce où les mâles tuent les femelles de leur espèce.
On objectera qu’il arrive que des animaux tuent des bébés au sein. C’est le cas de mâles qui ont éliminé un rival dominant ; mais il s’agit alors d’un comportement pour rendre les femelles réceptives, car l’allaitement empêche l’œstrus. Les animaux connaissent certes des hiérarchies et se livrent à des combats, mais pas entre mâles et femelles, et les mâles ne battent délibérément ni ne tuent les femelles de leur groupe. Ce qui signifie que le comportement d’agression des hommes à l’égard des femmes n’est pas un effet de la nature animale et féroce de l’Homme, mais de ce qui fait sa différence, qu’on l’appelle conscience, intelligence ou culture.
C’est parce que l’Homme pense, érige des systèmes de pensée intelligibles et transmissibles, qu’il a construit le système validant la violence jusqu’au meurtre à l’égard des femelles de son espèce, qu’il le légitime et continue de le transmettre. L’Homme est donc, certes, doué de raison, mais c’est justement cette capacité qui le conduit à avoir un comportement déraisonnable. Les femelles ne sont pas tuées par leurs congénères dans les autres espèces, vraisemblablement en raison du gaspillage en termes d’évolution que ce comportement implique. Les mâles sont facilement remplaçables, ne serait-ce qu’en raison de la surabondance de leur production spermatique, alors que les femelles voient le rythme de leur vie génésique ponctué par les temps d’arrêt de la gestation et de l’allaitement.On voit poindre ici, sur ce sujet de la violence meurtrière des hommes, la question rebattue de la nature et de la culture, dont l’anthropologie contemporaine montre désormais que la frontière entre les deux n’est pas aussi claire qu’elle pouvait le paraître à Claude Lévi-Strauss. Ce n’est pas une «nature» animale de l’Homme qui fonde la violence des représentants d’un sexe sur l’autre, et on ne peut en déduire l’existence d’une «nature» masculine violente, jalouse et possessive, ni d’une «nature» féminine douce, acceptante et soumise. Un modèle mental a été élaboré dans les temps lointains du paléolithique par Homo sapiens qui a tiré parti, dans la jeunesse de ses observations, des faits physiologiques qu’il relevait et de la nécessité de leur conférer un sens.
Pourquoi, alors qu’il y a toujours deux sexes dans chaque espèce, seul le sexe féminin est-il capable de reproduire charnellement l’un et l’autre ? Mais pourquoi ne le peut-il qu’après des rapports sexuels avec un mâle ? La réponse unique à ces questions a été que les mâles mettent les enfants dans les femelles, qui deviennent ainsi une ressource nécessaire afin qu’ils se reproduisent. La néoténie de l’espèce et la dépendance des nourrissons fait partie de cet engrenage. 
Ce modèle explicatif, construit par l’esprit humain en des temps qui ignoraient la génétique, a connu un succès fantastique. Il s’accompagne de conséquences parfois extrêmes?: l’assignation des femmes à la maternité, puis au domestique, par des moyens plus ou moins contraignants (la privation d’user librement de son corps, d’accéder au savoir, aux situations de pouvoir, la condescendance et le mépris…). Il s’accompagne aussi de l’appropriation par des hommes particuliers des capacités de femmes particulières et de la volonté de jouissance exclusive de ces capacités sexuelles, procréatives ou productives, et donc aussi du droit à la contrainte qui va jusqu’au meurtre.

C’est parce que l’Homme est un produit de la culture que, seul parmi les espèces animales, il pense avoir le droit de frapper ou de tuer des femmes dont il pense qu’elles sont à sa disposition. Mais c’est aussi, puisqu’il ne s’agit pas d’une «nature» contraignante de l’Homme, une raison de croire en la possibilité d’un bouleversement radical de ces représentations archaïques infondées parvenues jusqu'à nous.      

Françoise Héritier
sur une proposition de Rachel Mulot
Retrouvez cet article dans le numéro Hors-Série de Sciences et Avenir «Qu’est-ce que l’Homme? : 100 scientifiques répondent»; n°169 (janvier-février 2012), toujours en kiosque.
A lire également les contributions du sociologue Eric Fassin, de l'anthropologue Sarah Blaffer-Hrdy, de la biologiste Anne Fausto-Sterling (spécialiste du genre) ou encore de la neurobiologiste Catherine Vincent.

(1) Néoténie : persistance temporaire ou permanente des formes immatures ou larvaires durant le développement de l’organisme. Se dit aussi pour désigner des espèces aptes à se reproduire tout en conservant leur structure immature. L'espèce humaine a été caractérisée de néoténique parce que l'homme naît "inachevé", que son enfance est très longue et sa puberté tardive.
LISE MEITNER

Jamais on ne parle de cette femme dans les manuels scolaires, celle qui a découvert la formule de la bombe atomique. Après Hiroshima, elle a refusé de donné sa formule aux militaires et a été occultée par les étudiants en chimie. Comme elle était femme (et Juive), on lui a refusé le prix Nobel de chimie qui devait lui revenir.
 Encore une preuve qu'une femme ne souhaite pas la guerre. En avez-vous entendu parler ?
Lise Meitner, (1878-1968) A Jewish scientist, she escaped from the Nazis to Sweden in 1938, and carried out the key calculations that led to the discovery of nuclear fission. Her collaborator, Otto Hahn, who stayed behind in Germany, was the sole recipient of the Nobel Prize in chemistry in 1944. In 1997 Meitner was finally honored when element 109 was named meitnerium.
Lise Meitner was an Austrian, later Swedish, physicist who worked on radioactivity and nuclear physics. Meitner was part of the team that discovered nuclear fission, an achievement for

Les droits des femmes gravées sur des tablettes datant de 4000 ans

Alors que pour certains, les droits des femmes semblent être une découverte, la Turquie vient de rappeler à tous que la notion ne date pas d’hier. Des archéologues ont retrouvé, sur un vaste site du pays, des tablettes vieilles de 4000 ans faisant mention de tels droits.
N’en déplaisent à ceux qui mettent leur pertinence actuelle en doute, les droits des femmes existent depuis longtemps. Très. Très longtemps. Bien avant que les civilisations modernes érigent ces derniers en condition essentielle de la vie en société (à travers Déclarations des droits, Constitutions ou autres Codes Civils), d’autres avaient déjà jugé utile de graver dans le marbre les droits inaliénables attachés au sexe féminin.Dans le marbre, ou plus exactement dans les roches de la colonie de Kültepe-Kaniş-Karum, un vaste site archéologique situé dans la province de Kayseri en Turquie.
Selon Aujourd’hui la Turquie, qui rapporte l’information, des archéologues ont en effet découvert une série de témoignages écrits, compilés sur des tablettes ancestrales enfouies dans ce lieu datant de l’âge de bronze.
Droits des femmes, adoption, mariage… Un témoignage inédit
Les tablettes retrouvées, vieilles de 4000 ans, offriraient un précieux aperçu de toute la richesse culturelle des 70 000 personnes qui occupaient le lieu à l’époque.
Certaines d’entre elles feraient en effet mention de données sociales concernant les droits des femmes, mais aussi la législation en matière de contrats de mariage.« Des droits de la femme jusqu’à l’adoption d’enfants, ou encore les mariages arrangés à la naissance, les tablettes récemment excavées incluent tout un ensemble de données sociales et civilisationnelles de l’Anatolie pré-antique », a commenté Fikri Kulakoğl de l’Université d’Ankara au site Aujourd’hui la Turquie.
Et le spécialiste de préciser : « On y trouve une lettre touchante d’une femme destinée à son mari, ou encore une lettre de complainte de telle autre au sujet de sa belle-mère. À titre d’exemple, il serait impossible de trouver de telles données dans les archives de l’Empire Ottoman ».Si la majorité des tablettes retrouvées font état de données commerciales, la mention de questions sociales sur certaines d’entre elles constitue une donnée archéologique de premier plan pour la région.
A tel point que le site de Kültepe pourrait être prochainement inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Thomas Belleaud
LUCREZIA BORGIA

Elle règne au Vatican en l’absence du pape Alexandre VI.
Fille du pape accusée de tous les péchés inimaginables, dont le meurtre et l’inceste. Elle avait été punie par les historiens du Moyen Age parce qu’elle avait eu l’audace de s’asseoir sur le trône sacré de Saint Pierre, et d’émettre les instructions papales en l’absence de son père. Les accusations dévastatrices d’incestes avaient été lancées contre Lucrezia par son premier mari, un bon à rien violent, que la rupture de leur mariage avait ruiné. Il avait lancé la rumeur que Lucrezia voulait une annulation parce qu’elle entretenait des relations sexuelles avec son père et son frère. Ces ancêtres étaient des cathares qui avaient trouvé refuge en Espagne, au monastère de Montserrat.
Source : Le livre de l'Elue de Kathleen McGowan.
LES DIEUX MENTEURS

Un livre à lire de Françoise Gange, philosophe et ethno-sociologue qui s'est consacrée durant un quart de siècle à l'étude des textes mythiques. Voici un extrait du livre, Françoise s'exprime à ce sujet :
Je suis partie de l’étude de la Genèse biblique, et de ce personnage occulté de Lilith, pour découvrir qu’à Babylone et avant, à Sumer, bien avant l’émergence du Dieu Père, il avait existé un système culturel où le féminin avait un visage très différent de celui qu’il a dans l’ordre patriarcal : avec des femmes « sauvages », libres et indépendantes, comme Lilith. C’est à travers les mythes de Sumer (pays correspondant en gros à l’Irak) que j’ai pu comprendre comment l’humanité était passée d’une polarité féminine sacrée à la conception du divin mâle qui a entraîné la domination de l’homme. C’est là qu’on découvre l’origine de cette Chute, au sens métaphysique, du féminin qui de sacralisé va être démonisé dans la « deuxième histoire ».
Qu’avez vous découvert ?Les mythes de Sumer sont les plus anciens écrits décryptés à ce jour, et c’est là que commence l’histoire écrite. On y découvre des sociétés gravitant autour d’un divin féminin, et autour de valeurs radicalement différentes de celles qui fondent l’ordre patriarcal : rapports non hiérarchiques, valeurs nourricières et de partage, sans aucune verticalité, ce sont des valeurs d’échange, dans une ambiance de respect et de confraternité entre les différents éléments qui constituent le vivant, la nature y est respectée et vénérée comme étant la création de la Mère, aimante et nourricière. On peut voir à travers les mythes, tant ceux de Sumer que ceux de l’Égypte ancienne pré-dynastique, que cette culture de la Déesse favorise les arts, la musique, la danse, qu’elle vénère la beauté…. Les temples sont le théâtre de la hiérogamie : on y pratique l’union sacrée du principe féminin et masculin. La notion de péché n’existe pas. On magnifie la vie sous toutes ses formes et d’abord sous celle de l’union sacrée des deux principes vitaux. Ces temples ont le plus souvent la forme de la ziggurat, ou temple à degrés, plantés d’arbres sur chacun des degrés, pour figurer la montagne primordiale, le sommet de la ziggurat étant symboliquement le point sacré, où le ciel et la terre se rencontrent.La Terre est vue comme le corps de la Grande Mère. Terre où on ensevelit les morts en position fœtale pour qu’ils renaissent vers une nouvelle vie. Ce symbolisme de la terre, matrice des renaissances, étant on le voit profondément différent, quant à son sens, de la pratique de l’enterrement tel que nous le connaissons, dans un système où la terre a été assimilée à la poussière : « Tu n’es que poussière et tu retourneras à la poussière »…Quand on voyage dans les îles de la Méditerranée, sur les traces de la Déesse à Malte, Chypre ou en Crète… on peut encore y voir les vestiges des grands temples de la Déesse, de forme ronde, trilobée et vus d’avion, certains (à Malte en particulier) ont la forme des Vénus paléolithiques, aux hanches gonflées, généreuses…. On a retrouvé en Anatolie (Turquie), des salles souterraines dédiées à l’ accouchement sacré : les murs y sont peints en rouge et portent des reliefs représentant la Déesse Mère qui met au monde son fils, symbolisé sous les traits d’un petit taureau. A cette époque, tous les hommes sont les « fils de la Mère », l’homme est associé à la douceur, au plaisir, goûtant notamment ceux de la chair. Il participe à la vie du temple, y est vraisemblablement danseur, musicien. La culture de la Déesse n’étant étayée sur aucune domination et sur le respect de la nature, le temps de l’homme n’est accaparé par aucun des « grands travaux » qui plus tard, en patriarcat, exténueront le fils, le frère, comme le mari ainsi que le dit l’épopée de Gilgamesh.On sait que la femme est agricultrice, potière, musicienne, danseuse…La grande Prêtresse gère l’économie, les affaires de la cité, entourée d’un conseil d’anciens. Le mariage patriarcal (dominant/dominée) n’existe pas encore et on a tout lieu de croire que le couple est libre, non nécessairement stable. Chez les « Na » de Chine, survivance des temps où la société était matrilinéaire, l’homme et la femme pratiquent une union libre et « furtive », c’est à dire que l’homme rend visite à la femme mais ne séjourne pas au foyer de celle-ci. Il est quant à lui rattaché au foyer de sa mère et de ses sœurs, où il tient un rôle important auprès des enfants de celles-ci. Cette organisation où c’est, non le père mais l’oncle maternel qui est important pour les enfants, se retrouve aussi en Afrique noire. Le père géniteur n’est pas responsable de ses enfants, en tous cas pas nécessairement : il peut s’en occuper, payer pour eux un certain nombre de choses, mais il n’y est pas obligé. C’est vis à vis de ses neveux et nièces qu’il joue le rôle important de modèle masculin. Modèle qui ici encore semble plutôt de douceur, de tendresse que d’autorité. Cette répartition des tâches, très différente de notre modèle actuel, apparaît harmonieuse, étrangère aux notions patriarcales de verticalité, de hiérarchie et de contrôle.Le premier roi patriarche Gilgamesh (Héraclès) est l’un des premiers héros qui va ensevelir la culture de la Déesse car il amène les valeurs de l’homme conquérant, c’est à dire guerrier. Son époque se situe vers -2800 avant notre ère, à l’Age du Bronze. Après cette date, le culte de la Déesse ne s’est arrêté partout , ni même à Sumer car les peuples de la Déesse ont résisté longtemps à la montée de la nouvelle idéologie dont les valeurs leur étaient incompréhensibles et inacceptables, mais cette période signe les débuts de l’ensevelissement de la Déesse. L’épopée de Gilgamesh se situe à Uruk, l’une des cités-états qui composaient le territoire de Sumer, structurée autour de la Déesse et de ses Grandes Prêtresses, cité que le héros vient conquérir avec une troupe armée, détruisant les temples, incendiant champs et habitations, soumettant les habitants par une attaque en règle qui se révèle comme étant l’une des toutes premières guerres de l’histoire. Ce qui est très important pour la compréhension de l’histoire, est qu’on s’aperçoit bien vite que chaque mythe, de Sumer (mais aussi grecs, Égyptiens, Indiens….) présentent plusieurs strates superposées.La première strate, la plus ancienne, est l’œuvre des partisans de la Déesse et selon différents indices, elle est l’œuvre des Grandes Prêtresses, qui étaient des lettrées, l’une d’elle, dont l’histoire a conservé le nom, Nisaba, est appelée « l’experte en tablettes », terme qui fait référence au support écrit des mythes : des tablettes d’argile sur lesquelles on écrivait avec un calame quand l’argile était encore humide et tendre. La deuxième strate, postérieure, est patriarcale et chante la louange des héros et des Dieux qui sont venus renverser et remplacer la Déesse. Souvent, il existe d’autres strates encore, de plus en plus patriarcales au fil des époques.Les trames patriarcales ont généralement conservé les personnages et toute la symbolique de la strate originelle, mais en lui donnant un tout autre sens, de telle façon que ce qui était magnifié dans la première strate, s’y trouve démonisé dans la deuxième : les héros et les Dieux conquérants apparaissant par exemple comme les Créateurs et les Sauveurs du monde, tandis que la Déesse, ses filles et ses fils y tiennent le rôle de démons et de monstres. C’est ainsi que Gilgamesh qui est présenté dans les strates patriarcales, comme un conquérant magnifique, brave, grand et fort, un mâle accompli au courage sans faille, a en fait une autre facette.A certains endroits de la version sumérienne (première version, la plus ancienne) du mythe, une autre vérité se fait jour : on apprend tout à coup, que « Gilgamesh est un violent et un rustre, un soudard cruel qui viole toutes les filles d’Uruk, ou encore qu’il enlève les fils à leur mère, et qu’il épuise les hommes de la ville vaincue, dans des travaux exténuants… ». On est ici en présence de deux versions opposées du même personnage : l’une a été rédigée par les alliés du héros, c’est à dire les conquérants qui ont vaincus la ville d’Uruk ,et l’autre est racontée par les « fils et les filles de la Déesse », les vaincus, qui voient en Gilgamesh un usurpateur, un pilleur et un violeur.Gilgamesh, fondateur de l’ordre patriarcal et qui inspirera directement le personnage grec d’Héraclès, est l’ancêtre de notre culture violente, tournée vers la conquête sans fin des biens matériels et la désacralisation du monde, désacralisation du féminin et de l’union d’amour entre les deux grands principes masculin et féminin… Plus tard arriveront dans une suite malheureusement « logique », la violence généralisée, le non respect des équilibres naturels, la pollution, l‘épuisement des ressources de la terre, les armes à destruction massive.. .
Manuscrits de Nag Hammadi (écarté par le Vatican).

Voici deux passages amenant à la réflexion. Il est clair qu'il est ici question du Hiérogamos (l'union sacrée), la réunion des polarités féminines et masculines amenant à l'éveil, à la vie éternelle. Ici le Saint-Esprit est la mère originelle qui nous a engendré (l'église catholique se garde bien de l'affirmer évidemment). Le terme "vierge" désigne une femme non mariée, non dépendante d'un homme (mais qui peut être pénétrée).
P121
Une chambre nuptiale n'est pas pour les animaux, ni pour les esclaves, ni pour les femmes profanées ; mais elle est pour les hommes libres et les vierges. Par le saint Esprit, nous sommes à nouveau engendrés, mais nous sommes engendrés par le Christ dans le deux. Nous sommes oints par l'esprit. Lorsque nous étions engendrés, nous étions unis. Personne ne peut se voir sans lumière, que ce soit dans l'eau ou dans un miroir. Tu ne peux pas te voir non plus dans la lumière sans eau ou sans miroir. Pour cette raison il convient de baptiser dans les deux : dans la lumière et l'eau.

P122
Le baptême comporte la résurrection [et la] rédemption ; la rédemption ( a lieu ) dans la chambre nuptiale. Mais la chambre nuptiale est dans ce qui est supérieur à [...] tu ne trouveras pas [...] sont ceux qui prient [...] Jéru- salem. [...] Jérusalem qui [...] Jérusalem, [...] ceux sont appelés le saint des saints [... le] voile a été déchiré [...] la chambre nuptiale sauf l'image [...] au-dessus. Pour cette raison son voile a été déchiré de haut en bas. Car il convenait que certains du bas aillent en haut.

dimanche 8 janvier 2017

La beauté d'une femme

Pendant les temps ou se font les concours de beauté ou la plupart de peuple font des commentaires autour de ça, je me sens toujours un peu consternée. La femme est mille fois plus des choses que "la plus belle" "la plus bonne" "la plus grande" "la plus sexy". Pour quoi on continue à voter ? Pour quelle raison on continue à réduire à la femme a être seulement un morceaux de viande cotizable, un emballage vide qui vaut plus si ressemble le plus aux paramètres de beauté imposés pour la mode ? Quel valeur y a vraiment sur ça ? Pour quelle raison n'existe pas des émissions qui récompense d'autres caractéristiques des femmes ?beaucoup plus commun à toutes les femmes ? La femme donne de la vie, elle est capable de supporter des heures de douleur et avoir la force quand même de continuer a amener des bebes au monde, la femme est intuitive, créative, compasiva, sensible, pasional, elle a un lien très forte avec tous les mystères de la nature et peut guérir avec, elle sait faire bcp avec peu ou rien même, elle sait renaitre de la morte toutes les fois qu'on la blesse, elle sait pardonner, oublier et une fois de nouveaux se mettre à danser. Les femmes sont TOUTES fortes, et courageuses, et drôles, et admirables, et aimables, elles sont TOUTES belles, et inspirantes, et guerrières, et sensuelles, elles sont toutes magiques et vastes. 
 Arrêtons alors un peu avec le minuscule regard superficiel sur nous svp, donnez nous la place qu'on mérite, c'est assez beaucoup plus grande que être miss quelque chose. Natalia Doco