ET LA FEMME CREA L'HOMME...
Le
caractère femelle originel de tous les êtres humains se reflète dans la
croyance antique, exprimée par Platon dans le Banquet, que la race
humaine était autrefois unisexe – le mâle et la femelle combinés dans un
corps de femme s’autofécondant.
Les organes reproducteurs de la femme sont beaucoup plus anciens que
ceux de l’homme et largement plus évolués. Même chez les mammifères
inférieurs, les ovaires, l’utérus, le vagin, etc., sont similaires à
ceux de la femme, montrant que le système reproducteur féminin fut l’une
des premières choses perfectionnées par la nature. Par contre, les
organes reproducteurs masculins, les testicules et le pénis, varient
selon les espèces et au cours de l’évolution, autant que la forme du
pied – du sabot à la patte. Donc, le pénis évolue apparemment pour
s’adapter au vagin, et non le vagin pour s’adapter au pénis.
Le pénis s’est développé plus tardivement que la vulve ; cela s’explique par le fait que le mâle lui-même résulte d’une
mutation tardive de la créature femelle originelle. Car l’homme n’est
qu’une femme imparfaite. Les généticiens et les physiologistes nous
disent que le chromosome Y qui produit les mâles est un chromosome X –
le chromosome femelle – cassé et déformé. Toutes les femmes ont deux
chromosomes X, tandis que l’homme possède un chromosome X provenant de
sa mère et un chromosome Y de son père. Il semble très logique que ce
petit chromosome Y tordu soit une erreur génétique – un accident de la
nature –, et qu’à l’origine il n’y avait qu’un seul sexe – le sexe
féminin.
La reproduction par les femmes sans acte sexuel, la parthénogenèse, est
non seulement possible mais se rencontre ça et là dans le monde moderne,
peut-être comme un vestige atavique du seul moyen ancien de
reproduction dans un monde entièrement féminin. Depuis la découverte de
la preuve de la parthénogenèse par Jacques Loeb en 1911, “on sait que
l’homme n’est pas nécessaire à la reproduction, et qu’un simple agent
physicochimique présent dans la femme suffit à la provoquer »..Source :
le sexe premier d' Elisabeth Goulde

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