Le croissant de lune était sacré au temps de la déesse, dans l’antiquité, il était habituel de rendre la justice pendant la nouvelle lune.
Le temps se mesurait par les phases de la lune, et “dans toutes les langues, la lune doit son nom au fait que les hommes mesurent le temps grâce à elle”. Les mots “menstrues” et “menstruation” viennent de là, de même que “mensuration”, mesure. L’année lunaire du calendrier matriarcal comprenait treize mois – donc le chiffre treize porte malheur, toutes les survivances des anciennes gynécocraties européennes étant signes de malheur et de mauvais augure selon l’église chrétienne. Les treize mois lunaires s’appellent encore en Angleterre “les mois de droit coutumier”, et ont tous vingt-huit jours. “Le chiffre 28 était sacré, du fait que la lune était adorée comme une femme, dont le cycle menstruel est de vingt-huit jours et qu’il figure aussi la durée exacte de la révolution de la lune autour du soleil… Le système fut probablement établi dans la Sumer matriarcale”. À l’aube des temps, les mystérieuses pluies rouges, dont on parle encore régulièrement dans la presse mondiale en termes de “pluies de sang”, étaient attribuées au sang menstruel de la déesse lune. Et le symbole génétique moderne représentant la femme, le petit signe + sous un 0, est réellement l’ancien pictogramme de la Grande Déesse – la croix aux bras égaux surmontée de la pleine lune.
Si
le chiffre 13 devint un signe de malheur du fait de son lien avec les
gynécocraties, d’autres symboles du pouvoir féminin subsistèrent en tant
que fétiches porte-bonheur. Cela porte chance aussi de voir la nouvelle
lune par-dessus une épaule gauche – le côté gauche étant le côté féminin. C’est pour
cette raison, cependant, que la gauche devint la face obscure et le mot
latin pour gauche – sinister – prit une connotation maléfique.Tous
les objets en forme de croissant représentent la déesse et le principe
féminin, y compris le croissant de la vieille Russie et des drapeaux
turc et libyen, le drapeau au croissant ayant été à l’origine l’emblème
d’une légion romaine qu’arboraient les légions dédiées à la déesse. Les
lignes courbes en forme de croissant creusées dans les pierres des
cathédrales médiévales, qui mystifièrent ainsi les “antiquaires” du 19
ème siècle, étaient en réalité des invocations masquées de la déesse. Le
symbole de la vulve consiste en deux croissants se rejoignant aux extrémités, symbole qui abonde dans l’Irlande chrétienne.
L’ovale pointu, formé en joignant ainsi des croissants, et enfermé dans
un delta se retrouve sur des rochers sculptés depuis les temps
préhistoriques jusqu’au Moyen-âge. Ce phénomène peut être rapproché
aujourd’hui du mot de quatre lettres que l’on trouve fréquemment gravé
ou inscrit sur les murs des chambres et des toilettes pour homme.
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