YESHE TSOGYAL
The female buddha.
Yeshé
Tosgyal naquit vers 757 dans une famille aristocratique. Dès son plus
jeune âge, elle manifesta des signes de maturité spirituelle étonnante
et déclara que l’un de ses buts était d’atteindre l’état de bouddha en
une seule vie. Elle refusa donc le mariage arrangé qui lui était
proposé, provoquant la colère de sa famille et, pour elle, de multiples
vicissitudes. Au cours de sa quête spirituelle, elle rencontra Gourou
Padmasambhava, le puissant saint venu d’Inde qui apporta le bouddhisme au
Tibet. Elle devint la disciple et la parèdre mystique du grand maître.
Les étapes de sa quête spirituelle, poèmes d’un ardent mysticisme, sont
marquées par des épreuves aussi vertigineuses que celles des grands
contemplatifs. Allant de grottes en grottes afin de mériter les «
paroles sacrées qui transcendent la cause et l’effet », elle endura les
formes d’ascétisme les plus extrêmes jusqu’à frôler la mort. Mais au
terme de ses austérités, elle chanta en de puissantes métaphores
tantriques la béatitude de la réalisation :« Je suis parvenue à l’atteinte des pieds ailés, du baume pour les yeux et de la panacée.
Les paradis du ciel, de la terre et des lieux secrets sont sous mon empire.
Au niveau suprême, j’ai fait miennes les trois concentrations.
L’esprit de sagesse, vastitude de Samantabhadri, est dévoilé.
Et je jouis du Réel comme d’un ornement.
Du nirvana, je n’attends rien,
Des enfers, je ne crains rien.
La Grande Perfection au-delà de l’action est le fruit que j’ai mûri. »Dès
lors, la gloire de ses accomplissements se répandit partout où elle se
rendit. Elle voyagea au Tibet et au Népal où sa sagesse, sa compassion
et ses pouvoirs surnaturels émerveillaient les gens. La tradition
tibétaine lui attribue la mise en œuvre de la rédaction des enseignements de Gourou Padmasambhava. Ce fut une
tâche grandiose et une réalisation exceptionnelle dans le Tibet du VIII
ème siècle. Yéshé Tsogyal fut également un exemple de compassion,
nourrissant les affamés, vêtant les pauvres et soignant les malades.
Padmasambhava lui-même, dans une louange célèbre, la consacra et insista
plus spécifiquement sur la qualité de cet accomplissement féminin :« Merveille !
Yogini accomplie en Mantras Secrets !
Ce corps humain est la base de l’accomplissement de l’Eveil épanoui.
Homme ou femme, quant au corps ordinaire, la forme est équivalente,
Mais doué de l’esprit d’Eveil, la forme féminine excelle. »
Yéshé Tsogyal quitta ce monde au pic de Zapu dans le Tibet central sur un palanquin de lumière en forme de lotus à 8 pétales.

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