dimanche 8 janvier 2017

LES MYSTERIEUSES SHEELA NA GIGS D'IRLANDE

Les Sheela Na Gig restent aujourd’hui un grand mystère pour les chercheurs. D’où viennent-elles ? Et quelle est leur signification ?

Des statues médiévales mystérieuses
Les Sheela Na Gig sont des sculptures très anciennes représentant des femmes aux organes génitaux très imposants. Nous les retrouvons essentiellement sur les abbayes, les églises, les couvents et autres édifices en Irlande, Angleterre, Écosse et Pays de Galle. Ces gravures sont présentées sous différentes formes et dateraient pour la plupart du Moyen-Âge. Aujourd’hui, il ne reste malheureusement aucune trace écrite médiévale qui pourrait nous donner un quelconque indice sur l’origine de ces gravures et leur signification. Cependant, de nombreux chercheurs se sont penchés sur la question et s’accordent sur certains points.

Les origines du nom
Selon eux, le nom Sheela Na Gig serait dérivé du gaélique. Pour certains, il viendrait du gaélique Sile na gCioch qui signifie La vieille Sorcière aux seins. Mais beaucoup contestent cette hypothèse sachant que très peu de Sheela Na Gig ne dévoilent leur poitrine. D’autres pensent que ce nom dérive du gaélique Sile-ina-Giob qui veut dire Sheila sur les genoux. Mais cette interprétation ne fait pas non plus l’unanimité. Au fil des recherches, nous avons constaté que les Sheela Na Gigs pouvaient avoir plusieurs significations. Parmi elles, il y en a quatre qui reviennent le plus : la fertilité, la mise en garde contre les péchés de la chair, la protection contre le mal ou le vestige d’une divinité païenne.
Sheela-na-gig, signe de fertilité

C’est sans nul doute la première interprétation que l’on se fait lorsque l’on regarde ces sculptures de femmes dotées d’une poitrine proéminente. Cette interprétation est cependant remise en question lorsque l’on sait que les sculptures de fécondité présentes dans le monde entier sont, pour la plupart, conformes au modèle Willendorf qui représente une femme jeune, ronde avec les seins dévoilées. Or les statues de Sheela-Na-Gig ont plus des allures de sorcières et n’ont presque pas de seins, qui seraient pourtant censés représenter la force de procréation.Malgré tout, de nombreuses personnes continuent à penser que les Sheela Na Gigs étaient autrefois construites dans un contexte de fertilité. On raconte aussi que de nos jours, des femmes continuent d’accoucher dos à la Sheela Na Gig pour faciliter leur accouchement.

Mise en garde contre le péché de luxure Pour d’autres, selon le contexte architectural et religieux du Moyen-Âge, ces statues n’étaient non pas utilisées pour imager la fertilité, mais plus pour transmettre les valeurs de l’Église au peuple. Elles seraient ainsi destinées à écarter les gens du sexe et à leur montrer que la damnation éternelle les attendrait s’ils succombaient au péché de la luxure et de la chair. Notons également que les femmes irlandaises modernes se sont aujourd’hui approprié des Sheela Na Gigs pour en faire une figure de féminisme et de fertilité. Selon elles, la statue serait un symbole de la puissance féminine.

Les vestige d’une divinité païenne
Pour certains, il semblerait que l’image de Sheela représenterait une divinité celtique et les statues seraient alors des gardiennes de la Terres, ou même encore des déesses de la guerre. Sous leur aspect de sorcière, on les assimilent souvent à la Cailleach, une sorcière divine de la mythologie irlandaise et écossaise. Sous cette interprétation, on les décrit également comme la Déesse-Mère, qui nous rappelle que nous venons tous de la terre et que nous sommes tous amenés à y retourner lors de notre mort.
Une protection contre le mal
Une dernière théorie suppose que les sculptures de Sheela Na Gigs ont été érigées pour fournir une protection contre les forces maléfiques, comme le mauvais œil. Elles auraient également été construites pour éloigner le diable en personne. Cela semble particulièrement cohérent pour les sculptures érigées sur les murs près des portes, sur les bâtiments séculaires ou encore en haut de châteaux, hors de la vue des passants (et donc peu susceptibles d’avoir été créé pour enseigner une leçon de morale).
Etude faite par Jean Markale sur la culture Celte.
LA SHEELA NA GIG (expliqué d'après Jean Markale dans son livre "Amours Celtes sex et magie") :


On n’en trouve que dans un périmètre limité à l’Irlande et à la partie occidentale de la Grande-Bretagne. On ignore la date à partir de laquelle ces figurations ont été élaborées, car leurs présences sur les murs d’édifices sacrés ne veut rien dire : il s’agit souvent d’un réemploi de pierres d’un ancien sanctuaire païen, comme cela s’est pratiqué un peu partout au cours du Moyen-Age. Mais pourquoi a-t-on récupéré ces bas-reliefs et les a-t-on mis en évidence dans le cadre de la nouvelle religion ? Ce n’est certes certainement pas par hasard, et l’interprétation chrétienne habituelle qui en fait l’expression de l’ignominie de la luxure, considérée comme monstrueuse, ne suffit pas à apporter de réponse à cette question. L’explication est trop simpliste, trop primaire. Il doit y avoir autre chose. Et cela touche au plus profond de la psychologie humaine. Dans toutes les civilisations, et quels que soient les interdits ou les permissivités concernant le sexe, la femme fait peur aux hommes. Il y’a, de leur part, une terrible répulsion en même temps qu’une attirance insurmontable, et la « Sheela-na-gig » est l’expression la plus directe. Les pères de l’église, Saint-Jérôme étant mis à part, seraient alors les types parfaits de ce qu’on appelle aujourd’hui des « obsédés sexuels », car ils vont très loin dans cette répulsion qui n’est autre qu’une fascination. La femme est réellement un temple comme le dit Tertullien, mais pour accéder à ce temple, donc en un endroit sacré, il faut passer par des chemins qui, pour reprendre une phrase de Simone de Beauvoir dans « Le Deuxième sexe », sont « cachés, tourmentés, muqueux, humides, plein de sang, souillés d’humeurs ». Et si la femme est solaire, dispensatrice de lumière, il faut ramper dans de sinistres souterrains pour accéder à sa demeure. Ces souterrains, ceux qui s’ouvrent entre les cuisses de « Sheela-na-gig », sont si secret, si dangereux, si hérissés de monstres, au milieu de marécages, de fondrières et de torrents infernaux, qu’ils inspirent une terreur bien compréhensible. Et pourtant, peu d’hommes hésitent à s’y engouffrer !
« Le corps, réceptacle de la femme, c’est l’expérience vécue par elle lorsqu’elle porte intérieurement son enfant ou lorsque l’homme entre en elle lors de l’acte sexuel. Elle est l’urne de vie dont nait la vie, qui porte tout ce qui vit, pour ensuite le libérer, l’expulser et le répandre sur le monde. Toutes les fonctions vitales de base se produisent dans le cadre de ce vase dont l’intérieur représente l’inconnu. Sa sortie et son entrée ont une signification spéciale. La boisson et la nourriture qu’absorbe ce vase déclenchent toutes les fonctions créatrices. Tous les orifices naturels (yeux, oreilles, bouche nez, rectum et zones génitales), ainsi que la peau, ont exercé en tant que lieux d’échange entre l’extérieur et l’intérieur une fascination extraordinaire sur les premiers hommes ». Et comme la mémoire des hommes est des plus tenaces, on retrouve cette trouble fascination, frappée de honte, évidemment, dans toutes les pratiques amoureuses plus ou moins interdites. En effet, le baiser buccal, le baiser sur les yeux, la langue dans les oreilles, la pénétration vaginale dite normale, les différents actes classés comme « perversions » (cunnilingus, anilingus, coït anal, goût pour la sueur, les sécrétions intimes, l’urine, les matières fécales, les linges souillés, etc..) ne sont pas autre chose, en définitive, malgré la répugnance avec laquelle ils s’accomplissent, que le désir de retrouver le chemin perdu pour parvenir à l’extrême, cette fameuse « entrée ouverte au palais fermé » dont parlent les textes alchimiques.

Lilith, première femme d'Adam

La tradition ésotérique du Talmud fait de Lilith la première compagne d'Adam, avant la création d'Eve. Les éléments mythiques auxquels se réfère cette tradition, tels qu'ils sont exposés dans L'Alphabet de Ben Sirah, sont les suivants. Les deux premiers partenaires humains, créés simultanément selon le principe égalitaire auquel nous avons fait allusion, furent Lilith et Adam (Premier récit de la création). Entre eux, un conflit naquit bientôt dont le prétexte était la manière dont ils feraient l'amour : qui serait dessus, qui serait dessous. Il n'est pas besoin d'insister sur la valeur de symbole du conflit à venir quant à la suprématie qu'exercerait l'un ou l'autre. Adam revendiquait la fonction de chef de famille, ce que contestait Lilith qui se référait aux conditions mêmes, égalitaires, de leur création. Elle défendait l'idée de l'équivalence de ses droits au sein du couple. Adam maintint avec intransigeance son ambition de dominer et la situation se trouva sans issue. Lorsque Lilith eut compris que la volonté d'Adam était de la maintenir dans cette position de dominée, elle se résolut à la seule solution possible : sortir du jardin d'Eden, c'est-à-dire rompre son association avec Adam. Pour cela, elle prononça le nom de l'Ineffable, reçut miraculeusement des ailes et s'en fut par les airs loin de ce lieu où Adam resta seul.
Le mythe dit que le créateur, compatissant à sa peine, envoya trois anges à la recherche de Lilith pour la persuader de revenir auprès d'Adam. Lilith, rattrapée par les anges, ne voulut rien entendre, même après qu'ils lui eurent rapporté la sentence du Seigneur si elle ne revenait pas : elle accoucherait de nombreux enfants et « cent de ses fils devraient mourir chaque jour », ce qui signifie que sa descendance était condamnée par Yahvé. Il est précisé que, désespérée par la cruauté du châtiment, elle voulut se jeter dans le mer Rouge, mais que « mus par le remords, les trois anges lui accordèrent une compensation » : elle aurait tout pouvoir sur les enfants nouveau-nés, pendant huit jours après leur naissance pour les garçons, pendant vingt jours pour les filles. En outre, elle jouirait d'un pouvoir illimité sur les enfants nés hors mariage. Toutefois, elle « devrait s'engager à perdre ses pouvoirs chaque fois qu'elle verrait l'image de ces anges sur une amulette ».
Réprouvée, mais n'ayant rien perdu de sa séduction, elle rencontre un jour dans sa solitude Samaël, le maître des anges déchus, qui n'est autre que Satan. Il tombe amoureux d'elle. D'accord avec elle sur la question de l'égalité des sexes, ils vont « s'installer ensemble dans la vallée de la Géhenne ». « La vallée de la Géhenne » n'est pas un territoire comme un autre, c'est l'Enfer. Enfer auquel sont donc condamnés ces deux rebelles à l'ordre patriarcal instauré par le Dieu biblique.
On peut sans trop d'audace, émettre l'hypothèse que le premier récit de la création, avec le personnage égalitaire de Lilith, gênait la vision patriarcal (homme dominant, femme dominée) qu'on voulait imposer. On a donc gommé la difficulté en se rendant aveugle à cette première version (qui figure pourtant à la première place) et en promouvant comme vérité la deuxième version, inégalitaire : Adam créé en premier et Eve issue de lui et relative à lui comme l'indique le terme « aide » qui la définit. On remarquera que, si l'homme et la femme ont été créés ensemble selon le principe d'égalité des sexes qui correspond à la première version du mythe, c'est Adam qui , en voulant dominer, perturbe l'ordre voulu par Dieu. Or, au lieu de le châtier pour son péché d'orgueil (l'orgueil est pourtant dans toute la Bible le pêché capital), au lieu de le châtier pour sa transgression à l'autorité et à l'Ordre prévu (la transgression à l'autorité de Dieu étant par principe impardonnable), Yahvé absout Adam, qu'il traite avec l'indulgence que les pères auront pour leur fils, dans tous les patriarcats du monde.
Le Dieu de la bible est pourtant un Dieu Jaloux de sa propre autorité, un Dieu vengeur qui n'hésitera pas à faire pleuvoir sur sa créature les pires calamités, lorsque celle-ci fera la sourde oreille à ses commandements, mais tout se passe ici comme si l'indulgence divine à l'égard du fils avait pour corollaire sa dureté, pour ne pas dire son injustice à l'égard de la fille. Tout se passe comme si, en quittant le jardin d'Eden, en refusant de s'y placer sous l'autorité d'Adam, Lilith s'était mise hors-la-loi. Du côté des Ténèbres.
Extrait du livre "Les Dieux Menteurs" de Françoise Gange.
MELUSINE LA FEE SERPENT :


Ou la symbolique du Serpent, désigne à la fois le divin féminin et les fils-de-la-Mère.Mélusine, dont l’époux, Raymondin, découvre horrifié qu’un jour par semaine, le vendredi, sa femme si bonne et si douce redevient à son insu l’antique Serpent, ce féminin divin originel démonisé par l’ordre patriarcal, qu’elle n’a jamais cessé d’être. C’est-à-dire que l’effroi de l’époux (l’homme patriarcal) se déclenche lorsqu’il aperçoit la dimension sacrée du féminin, soigneusement refoulée en patriarcat. Et lorsqu’il veut dominer Mélusine et la réduire à la seule dimension humaine (son épouse), en lui interdisant la dimension divine (la maudissant d’être aussi le Serpent), elle n’a d’autre choix que de le quitter. Car rester avec lui reviendrait à nier ce qu’elle est par nature : corps terrestre et âme divine.

Le conte de la Fée Très significativement, elle s’envole dans les airs, au-dessus des tours du château, retrouvant ses ailes et redevenant ainsi le Dragon, Serpent ailé, comme Humbaba, la Déesse démonisée du cycle de Gilgamesh. On notera que la trame de l’histoire est la même que pour Lilith : Lilith aussi s’envole du Jardin d’Eden qu’elle ne peut partager avec Adam, l’Epoux, l’homme dominant, son ennemi. Il faut rappeler que l’amant temporaire de la reine/grande prêtresse était censé renaître après sa mort sacrificielle, sous la forme du Serpent oraculaire, messager de la Terre Mère. Extrait du livre "les dieux menteurs" de Françoise Gange.
SAINT ESPRIT et KUNDALINI

Qu'est ce qu'est le Saint-Esprit exactement ?

Il est la part divine la plus proche de nous. Le Saint-esprit concerne l’incarnation de l’esprit dans la matière. Selon la religion catholique : dans la trinité, il y’a dieu le père (ou la mère ?) qui ne s’incarne pas, dieu le fils qui correspond au Christ cosmique et dieu le Saint-Esprit.
Pour moi, le Saint-Esprit est plutôt la sainte Intelligence de la matière ou la sainte spiritualité de la matière, qui me fait penser à la fameuse kundalini.
Cette kundalini est l’énergie créatrice du Saint-Esprit qui doit monter en vibrations au fur et à mesure de l’évolution spirituelle de chacun, représenté par ce fameux serpent qui est lové à la base de la colonne vertébrale, au niveau du coccyx, et qui au fur et à mesure que notre âme s’ouvre, va avoir envie de monter, de plus en plus haut jusqu’à l’épanouissement finale.
Certains textes la présentent sous la forme du buisson ardent, de langue de feu, du serpent enflammée, caducée de mercure, de l’Arbre de vie illuminé, etc… Sauf que, avec le temps, des êtres endormis eurent vent du secret. Avec l’enfoncement dans l’enfermement, il naquit des mouvements, notamment des tantriques ou lamaïques obsédées par le sexe qui en déformèrent la tradition, en pervertirent le culte et en trafiquèrent l’enseignement sublime.

On peut comparer Kundalini à un câble électrique tressé de nombreux fils et enroulé sur lui-même. Elle monte en déployant progressivement ses anneaux, traversant en son centre chaque chakra ou centre d’énergie de la colonne vertébrale. Un chakra qui manque d’expansion réduit sa force parce qu’elle évite de faire du mal. Mais, avec le temps, elle se déploie comme l’éclair. Entre-temps, la Mère, pleine d’amour, qui veille sur soi, accompagnant de vie en vie, régénère les chakras, en réparant les dégâts, y éveillant les déités rectrices. Tant que les chakras sont bloqués, Kundalini ne peut prendre son élan, comme un ascenseur qui monte d’étage en étage. C’est ce qui arrive dans le cas d’une sexualité débridée, d’abus de drogue et d’alcool. L’énergie vitale qu’un être dépense dans le plaisir et les activités triviales, il ne la détient plus pour s’élever en conscience.